Prenez un cercle, caressez le, il deviendra vicieux (Ionesco)

Prenez un cercle, caressez le, il deviendra vicieux (Ionesco)
Les images lui reviennent... comme un film... (...) puis plus rien.

Toute une vie... c'est long non ?

Ah excuez moi, je n'sais plus très bien... combien de temps me reste t'il à vivre ? 60, ou bien 80 années ? J'aurais bien aimé décider à qui parler pendant ce temps, ne fais pas tout de suite de si longs serments alors que ma vingtaine n'est même pas entamée... les dizaines, c'est déjà assez compliqué !

Mais concrètement, ça ne faira que 2 ans à surmonter... deux ans de lycée.

Allez mince, un lycée c'est pas si grand que ça.. si ? Excusez moi, j'ai du mal avec les notions de temps, j'ai l'impression que jvais gacher le peu qu'il me reste, je vais le gacher à trop penser, à m'torturer, putin 2 ans ! 2 ans encore à tirer là bas ! 2 ans encore à croiser ce qu'il faut pas !

J'men veux. Jcrois que personne ne m'avait fait aussi mal. Non franchement, de tout le mal reçu depuis ma naissance, à part mon pere, personne n'avait atteint ce stade, bravo je te félicites, c'est très très malin de détruire les jeunes filles... surtout quand c'est "pour leur bien". Oh oui, une fille aussi instable que moi, quand on lui dit d'aller se suicider, c'est forcément pour qu'elle ailles mieux. Le temps change beaucoup de chose, pourquoi pas celle la ? Pas la peine alors de m'en foutre plein la gueule...

Et tout est contradictoire, rien ne tient debout, des remords peut etre ? De la connerie sans nuls doutes ! Si on envoit chier quelqu'un dans un but précis, on vient pas s'excuser auprès de lui avec des mots plus gentils les uns que les autres et surtout, surtout pas le célèbre surnom...

Et maintenant quoi ? j'ai envie de me fracasser la tête contre un mur, j'ai envie d'hurler à quelle point j'ai pu etre conne par ma patience et ma tolérance à ton égard, je m'en veux comme jamais.

Et t'as perdu, ou t'as gagné, jm'en fous t'es qu'un con. Moi j'efface pas facilement tant d'années de ma vie, mais toi apparement... si alors c'est tout, si t'arrives aussi bien a rayer les gens c'est à se demander si justement un jour... ils ont comptés. Mais je sais que oui (quelle naïve je suis).

Sans rancunes, avec mépris.

{ Camille .::. Elle s'en va }

Ps : Camille le 15 Mars... yeah
Ps² : Merci Bac Blanc, merci le théatre, merci les scènes d'exposition, mon suicide vous salue !

# Posté le mercredi 11 janvier 2006 10:14

Modifié le mercredi 11 janvier 2006 11:59

(Jdois mfaire pardonner par mon mathou)

(Jdois mfaire pardonner par mon mathou)
KOWABUNGA

(j'ai pas trouvé de photo de Nunjaku...)

# Posté le mardi 10 janvier 2006 12:26

Cherchez pas merde, j'aime bien ma deubeul identité

Cherchez pas merde, j'aime bien ma deubeul identité
Douce (et) amère
Froide (et) joyeuse
Constructive (et) autodestructrice
Pipelette (et) réservée
Commune (et) pas comme les autres
Gentille (et) exécrable
Complexée (et) narcissique
Chiante (et) fragile
Méchante (et) folle
Illogique (et) insupportable
Bourreau (et) victime
Intouchable (et) abusée
Amoureuse (et) detestée
Irresponsable (et) torturée
Désordonée (et) sérieuse.

Anne (et) Lise.

# Posté le lundi 09 janvier 2006 15:02

Modifié le lundi 04 juin 2007 03:00

Because I can (oui bon ok j'avoues... c'est Katy Rose...)

Because I can (oui bon ok j'avoues... c'est Katy Rose...)
Anne (et) Lise.

Je n'ai jamais aimé mon prénom. Il est composé, il est double, il est formule deux-en-un, il fait l'interessant, celui qui a plus de choses à dire que les autres, car oui, lui il en a deux et ne forme pourtant qu'un grâce à son trait, ce trait immonde qui l'autorise à ne pas entrer dans le moule, et prendre une maximum de place dans les petits carrés des formulaires.

Il offre l'éventualité d'une dualité. Comme deux prénoms qui se battent, et qui finalement s'associent. Il commence à la fois par une voyelle, et à la fois par une consonne, il ne choisit pas son camp. Séparé, il ne veut rien dire ; composé, il exprime ses origines contradictoires.

Anne, c'est plus brut, plus court, c'est pas forcément doux. Anne ça se prononce vite fait bien fait, ça se complique pas la vie. Anne ça sonne sévère mais juste, on s'attarde pas sur Anne, on le dit il est vite gobé vite avalé. Anne et puis c'est tout. Pourtant son éthymologie le trahit. Anne, ça veut dire la grâce, alors que ce prénom n'est absolument pas grâcieux. Il ne permet pas de faire éclater délicatement ses syllabes dans la bouche. Il est beaucoup trop rapide.

Lise, c'est plus joli. Lise, ça fait rêver. Lise, ça fait délicat et fin, ça fait gentillet. On peut le prononcer tout doucement, comme une petite fille timide qui n'oserait pas dire son prénom. Lise, c'est angélique, et en plus ça parle de dieu. Ca veut dire que dieu est serment, ça donnes un peu une part d'éternel, ça veut montrer que ce prénom est tout de même christique, mais moi j'aime pas le Christ.

Ensemble, c'est vraiment ridicule. C'est pas fait pour etre associé, on commence avec une rigueur pour finir sur un languissement. C'est catastrophique, mon prénom est un batard phonétique et éthymologique.

Et pourtant je ne supporterai pas de ne posséder qu'un seul de ces deux prénoms mélangés. Anne ou Lise, impossible de me reconnaitre dedans. Anne et je me sens dépouillée, Lise et je me sens absurde. Le trait d'union à réussi son coup, ils sont à jamais indissociables de ma pensée mais aussi de mon identité.

Et puis il y a son orthographe, ceux qui se permettent de ne pas mettre de majuscule à Lise (à croire que ce n'est pas un prénom à part entiere), il y a ceux qui me disent "avec un Y ?", ou bien ceux qui prenne en option (ou pas) ce fameux trait d'union.

Je n'aime pas le trait d'union, c'est pas joli, ça fait changement de wagon. Autant attacher mes prénoms, vu qu'on les a voulus ensemble. Ils n'ont qu'a etre liés, ça les apprendra à sois disant bien sonner. Alors que pour moi, ça sonne très mal, pas beaucoup de gens m'apellent vraiment Annelise (ou bien Anne-lise, Anne-Lise, AnneLise, Anne-Lyse... et j'en passe). Y'en a qui ose le subtilement atroce Anneuhlise, alors que par exemple, personne n'appelerai une Anne "Anneuh". Mais le Annelise, ça reste dans le nez, c'est trop long, ça se coupe pas comme ça en plein vol. C'est deux types de sons totalement opposé. C'est l'ouverture du A et le coté agacant du I. T'ouvres la bouche et tu finis tout ça par parler du nez. C'est exaspérant quand c'est crié.

Moi, j'aurai bien voulu m'apelle Roxanne. Ou un autre prénom original du moment qu'il était racé. Ou bien ambigu. Roxanne, ça donne un coté mec, un coté agressif, un coté plus sauvage que le paisible et beaucoup trop posé Annelise. Annelise, c'est comme une ptite bourge qui porte un joli collier de perles de culture et des chemisiers blanc, et qui surtout prends le temps de toiser tout ce qui bouge. Annelise, ça fait pas spontané, la preuve, on ne dit pas ce prénom hyper rapidement, sinon il sonne faux.

En plus, personne ne dit ce L, le L de Lise, le début de la fin. Les gens ont tendance à faire des sortes d'An'nise, ils sont pressés et ne souhaitent pas fourcher leur langue. Quand t'es déjà engagé dans le N qui conduit au I, c'est vrai que faire un détour vers le L, c'est inutile. De toutes manieres, j'aime pas qu'on m'apelles par mon prénom, j'affectionnes beaucoup mes surnoms, même s'ils sont ridicules (et au moins qd qq1 dit Molette, je sais que c'est pour moi).

Des Annelise, il y en a 7244 en France (dans le monde n'en parlont pas, les anglais sont incapables de prononcer ça). On est beaucoup à avoir des parents au mauvais gout affligeant.

Mais finalement, tout s'accorde. Anne c'est Lise, et elles c'est moi.

Anne (est) Lise.

# Posté le lundi 09 janvier 2006 11:17

Pour toi, l'optimiste amoureux (se)

Pour toi, l'optimiste amoureux (se)
"Personne ne vous prévient que l'amour dure trois ans. Le complot amoureux repose sur un secret bien gardé. On vous fait croire que c'est pour la vie alors que, chimiquement, l'amour disparait au bout de trois années. Je l'ai lu dans un magazine féminin : l'amour est une poussée éphémère de dopamine, de noradrénaline, de prolactine, de lulibérine et d'ocytocine. Une petite molécule, la phényléthylamine (PEA), déclence des sensations d'allégresse, d'exaltation et d'euphorie. Le coup de foudre, ce sont les neurones du système limbique qui sont saturés en PEA. La tendresse, ce sont les endorphines (l'opium du couple). La société vous trompe : elle vous vend le grand amour alors qu'il est scientifiquement démontré que ces hormones cessent d'agir après trois années.

D'ailleurs, les statistiques parlent d'elles mêmes : une passion dure en moyenne 317,5 jours (je me demande bien ce qui se passe durant la derniere demi journée...), et, à Paris, deux couples mariés sur trois divorcent dans les trois ans qui suivent la cérémonie. Dans les annuaires démographiques des Nations Unies, des spécialistes du recensement posent des questions sur le divorce depuis 1947 aux habitants de soixante-deux pays. La majorité des divorces ont lieu au cours de la quatrième année de mariage (ce qui veut dire que les procédures ont été enclenchées en fin de troisème année).

[...]

Trois ans ! Les statistiques, la biochimie, mon cas personnel : la durée de l'amour reste toujours identique. Coïncidence troublante. Pourquoi trois et pas deux, ou quatre, ou six cents ?

[...]

Passion-Tendresse-Ennui : un triangle aussi sacré que la Sainte Trinité."

Frédéric Beigbeder.
L'amour dure trois ans.

# Posté le dimanche 08 janvier 2006 14:38